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Les sentiers de randonnée et les itinéraires de la face du Salève

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Les sentiers de randonnée et les itinéraires de la face du Salève

En bleu

Sentiers officiels et régulièrement entretenus. Ils sont praticables en toute saison, à l’exception peut-être en hiver, de la Grotte d’Orjobet à cause de la glace et de la Corraterie à cause de la neige. Ces derniers hivers, pauvres en neige et relativement tempérés, n’ont empêché le parcours de ces passages que durant de très courtes périodes. Ces sentiers sont les seuls mentionnés dans le nouveau topo-guide "Pays du Salève et du Vuache" de la Fédération Française de Randonnée Pédestre, Août 2005.

 

En jaune

Sentiers inofficiels et escarpés, mais régulièrement parcourus. Ces sentiers étaient mentionnés dans le guide "Randonnées au Salève" du CAS, 1984. Ces itinéraires requièrent un pied sûr et une absence totale de vertige. Certains courts passages peuvent être qualifiés de dangereux.

En rouge

"Sentiers" s’apparentant plus à des itinéraires d’alpinisme et qui sont indiscutablement dangereux. Ils ont été mentionnés pour la dernière fois dans le "Guide du Salève" de B. Wiedlisbach. Et, bien que ce guide soit un topo-guide d’escalade, cela ne signifie pas pour autant que les grimpeurs soient plus à l’aise sur ces sentiers. Le terrain, souvent mauvais, ne permet pas un assurage correct. Ils requièrent donc une expérience du parcours des terrains pentus, herbeux, terreux et rocheux. Le pied montagnard est donc indispensable, tout comme l’expérience d’escalade dans du très mauvais rocher (souvent toutefois, le niveau n’est pas très élevé).

1 La Grande Gorge

2 La Corraterie

3 L’Orjobet

1 Les Bûcherons

2 Les Buis

3 Le Sentier des Chamois

4 La Petite Gorge

5 Le Sentier des Buses

6 Le Sentier du Solitaire

7 Le Chaffardon et les Etournelles

1 Les Bûcherons Inférieurs

2 Le Sentier des Chèvres

3 Le Passage de la Catelle

4 La Corniche des Bûcherons

5 Les Pitons Veyrassat, le Pas de la Coterie

6 La Grande Gorge Intérieure

7 Les Vires du Sarrot-Saut Gonet

8 La Gorge du Sarrot

9 La Grande Varappe

10 La Gorge du Palavet

11 La Gorge de l’Evorse

12 Les Vires Rosselet

13 Variantes par la Corniche de la Lamin

La Grande Gorge

C’est le sentier de la face qui est, avec le sentier de l’Orjobet, le plus parcouru. La grande différence entre la Grande Gorge et le sentier de l’Orjobet est que cette première est réellement franchissable en toute saison, par tous les temps et à toutes les heures. Ce sentier représente une randonnée agréable en toute saison.

Du reste, je peux vous assurer que pour faire la trace après une chute de neige, il faut se lever très tôt.

Ce sentier a été créé en 1854. La décision d’aménager ce chemin faisait suite à un certain nombre d’accidents qui s’étaient alors produits dans les environs (on peut supposer que le sentier originel suivait plus ou moins l’itinéraire de la Grande Gorge Intérieure).

Ce sentier remonte les pentes de la montagne plus ou moins à l’aplomb de l’écoulement de la Grande Gorge pour ensuite, faire un large détour en direction de la Petite Gorge. Il rejoint alors le Rocher de Onze Heures, magnifique belvédère sur le fond de la gorge, pour grimper par la suite, dans un couloir sombre et humide : le Creux du Feu.

Une erreur existe d’ailleurs dans le guide de 1984. Il situe le Reposoir au Rochers de Onze Heures. En fait, le Reposoir se trouvait à l’époque de l’inauguration, au départ de la grande traversée en direction de la Petite Gorge. On y avait placé là un banc, ce qui explique probablement l’origine de l'appellation du lieu. Mais en 1899 déjà, on déplore sa disparition. Comme quoi, les vandales existaient déjà à cette époque. Depuis le Reposoir, on peut gagner la Grotte Juillard et le Rocher de la Poupée, mais c’est une entreprise réservée à des experts.

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Le Sentier de la Corraterie

Le nom de ce sentier trouve son origine dans le nom d’une rue de Genève. Quel rapport entre la ville de Genève et la montagne du Salève? La fréquentation. Comme ce sentier offre un paysage magnifique et un panorama sans équivalent, beaucoup de gens le parcourent en randonnée. C’est donc un sentier très fréquenté. Comme une rue de Genève.

On peut découper ce sentier en deux parties distinctes. La première se situant entre la Grande Gorge et l’angle des voûtes de la Corraterie. Cette partie se déroule principalement dans un sous-bois, rendant le sentier souvent boueux et glissant. La deuxième partie se déroule sous les voûtes et rejoint le Trou de la Tine (ou le Creux de Briffaut). C’est la partie la plus spectaculaire (la plus impressionnante aussi). L’orientation des rochers en font un délicieux lieu pour apprécier la chaleur du soleil durant les mois d’hiver.

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Le Sentier d’Orjobet

Créé en 1905 par la section Genevoise du Club Alpin Suisse, ce sentier est devenu parmi un des plus populaire du Salève. Son nom a été donné à la mémoire d’un certain Orjobet (ou Orjelet), paysan du Coin ayant accompagné Horace-Bénédict de Saussure au Salève et lui ayant montré la fameuse grotte.

Il part à la bifurcation de la route en direction de la Croisette, remonte le flanc de la montagne par d’innombrables lacet. Il franchit ensuite la Grotte d’Orjobet, passage spectaculaire et surprenant, pour partir ensuite en direction de la Croisette. Il rejoint alors la route du Salève entre la Croisette et les Crêts.

Un certain nombre de variantes existent. On peut mentionner notamment, un chemin menant directement de l’ancienne carrière du Coin (point de départ pour les escalades) au sentier de l’Orjobet, en-dessous la première barre de rochers qu’il franchit. On peut encore mentionner la liaison avec la Corraterie, qui permet de gagner rapidement le pied d’une petite paroi de rochers bordant le Trou de la Tine.

Ce sentier vaut une randonnée et il est très fréquent d’y croiser des gens.

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Le Sentier des Bûcherons

Ce sentier traverse une vire sur toute sa longueur entre le Vallon de Monnetier et la Petite Gorge. Il part juste au-dessous de l’Oratoire de Notre-Dame du Salève, sur le sentier de la Croix.

Bien marqué, il requiert une absence totale de vertige, étant donné que l’endroit où la vire se resserre (en dessous du Rocher de Haute Serve, proéminence se situant juste à droite du téléphérique) est très aérien et spectaculaire. L’endroit où la vire se resserre est appelé le Canapé.

Malgré le fait que le Canapé soit absolument magnifique, ce sentier n’est pas des plus beau. Deux points d’ombre contribuent à ce fait. D’une part, l’endroit est bruyant, puisque l’on domine les carrières et l’autoroute. D’autre part, des années de déversement de détritus depuis le Restaurant de la Croix et la Table d’Orientation, font que l’on y retrouve souvent des objets peu ragoûtants.

Il rejoint le haut de la Petite Gorge, juste en dessous de l’Echelle de Jacob, dernier passage sur la Petite Gorge avant le sommet.

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Le Sentier des Buis

En 1948, ce sentier s’appelait encore "la Route de la Carrière" et partait selon un tracé différent depuis le Rocher des Buis. Ce rocher est bien visible depuis le pied du Salève, puisqu’il s’agit de la grande plaque rectangulaire légèrement détachée de la pente de la montagne.

L’extension des carrières a contribué à la disparition du départ originel de ce sentier et à l’aménagement d’une alternative franchissant une petite paroi de rochers à l’aide d’un câble.

Ce sentier, très raide et caillouteux, demande de la prudence puisque les précipices y sont importants. Je recommande cependant le parcours du Sentier des Buis plutôt que celui de la Petite Gorge voisine, le terrain y étant moins terreux et donc moins glissant.

La randonnée sur ce sentier vous permettra de franchir quelques parois rocheuses le long de petites rampes où l’utilisation des mains est presque obligatoire.

Le sentier rejoint alors celui des Bûcherons, juste avant que celui-ci ne rejoigne le sentier de la Petite Gorge.

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Le Sentier des Chamois

Ce petit sentier permet de rejoindre l’itinéraire de la Petite Gorge depuis celui des Buis en parcourant une magnifique voûte. Il ne présente pas de difficultés particulières à ceux qui arrivent à randonner sur les itinéraires de la Petite Gorge ou des Buis.

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La Petite Gorge

Parmi les sentiers "officiels" répertoriés dans le guide du Club Alpin Suisse de 1984, la Petite Gorge ou Ortis, et principalement la partie du bas (jusqu’au Sentier des Buses) est de loin le plus dangereux. Jusqu’aux Couloirs de Chantepoulet, espèce de crête bordant des ravines, le sentier traverse des pentes de terre excessivement raides dominant de petites parois rocheuses. Pas question donc de partir en glissade.

Je ne me suis personnellement jamais senti à l’aise dans cette partie du sentier, sauf peut-être en hiver, avec de la neige, lorsque j’effectuais le parcours avec un piolet et des crampons !

La partie du haut est elle aussi dangereuse surtout lorsque des randonneurs veulent descendre ce sentier, car le fond de la gorge elle-même donne sur un à-pic. Le sentier, lui, n’emprunte pas le fond de la gorge, mais une gorge latérale.

L’ensemble est extrêmement raide et ce n’est réellement que lorsque l’on a franchi l’Echelle de Jacob, qui est la partie terminale du sentier évoluant dans la diaclase du haut de la gorge, que l’on retrouve un terrain plat.

L’itinéraire part du golf de Bossey et part légèrement sur la droite pour revenir sur la gauche à travers des pentes raides en terre, à un angle bordant la ravine de gauche de la Petite Gorge. Cette traversée est le passage clé de l’itinéraire. La trace remonte alors cet angle, appelé Couloirs de Chantepoulet, pour gagner le sommet d’une crête et ensuite, un autre angle bordant la même ravine, à l’intersection du Sentier des Buses et du Sentier des Chamois. La suite se déroule dans le fond de ce couloir pour arriver enfin, à l’intersection avec le Sentier du Solitaire, à l’Echelle de Jacob.

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Le Sentier des Buses

C’est un petit morceau de sentier permettant le lien entre le Sentier de la Grande Gorge et le Sentier de la Petite Gorge. Il traverse la ravine de droite de la Petite Gorge, qui est l’endroit qui requière le plus d’attention. Il rejoint alors le Sentier de la Petite Gorge, à l’intersection avec le Sentier des Chamois.

Au fil du temps, on y trouve des pneus, roues, restes de voitures, détritus et autres objets jetés du haut de l’Ortis.

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Le Sentier du Solitaire

Cet itinéraire est parallèle au sentier des Buses, mais un "étage" au-dessus. Malgré le fait que deux accidents mortels s’y soient produit, je ne le considère pas comme étant particulièrement difficile ou dangereux. Il représente cependant un problème pour ceux qui n’ont pas l’habitude de "lire" le terrain. En effet, le sentier suit toujours au plus près le pied des parois. Ainsi, lorsque l’on part de la Grande Gorge, il est un endroit où il faut monter franchement de plusieurs dizaines de mètres pour gagner le pied des parois se situant au-dessus. Si on ne le fait pas, on se retrouve très vite dans des terrains escarpés et très dangereux.

Ce sentier se détache de la Grande Gorge au Rochers de Onze Heures et rejoint l’Ortis, ou Petite Gorge, à l’intersection avec le Sentier des Bûcherons.

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Le Chaffardon et les Etournelles

Le secteur du Chavardon est, selon moi, un des endroits des plus beaux du Salève, avec la région du Sarrot. De plus, il est chargé d’histoire, puisqu’on y a retrouvé des objets datant d’une période allant du Néolithique jusqu’à l’époque romaine. On y voit encore des traces de cette fréquentation au Portail du Chafardon, où des marches ont été taillées dans la roche, ainsi qu’une encoche, ayant servi probablement à glisser des madriers pour fermer le passage. Après le Portail se trouve une voûte où des encoches sont encore visibles. Elles ont probablement servi à fermer la balme, pour plus de confort.

Ce sentier passe devant des endroits spectaculaires, comme le Sphinx et le Bonhomme, la Grotte de la Mule (donnant sur le Trou de la Mule), la Grotte de la Table et le Portail du Sphinx.

Bien qu’étant très aérien, son parcours ne présente pas de problèmes particuliers et a l’avantage de se dérouler sur un terrain "sain". (Donc pas de grandes pentes terreuses et glissantes).

Ce sentier quitte le Sentier d’Orjobet peu après les premiers escaliers. Il traverse pratiquement à flanc (avec quand même quelques montées et descentes) pour rejoindre un angle vif de la paroi. Il s’agit du Portail du Chavardon, magnifique point de vue. Une randonnée à cet endroit est une expérience inoubliable en automne, lorsque les feuillages changent de couleur. Il redescend alors dans une pente raide, où une barrière aide à la progression. Après avoir traversé de part en part la large vire du Chaffardon, on arrive au pied du Sphinx, d’où on remonte le Cirque des Etournelles (aussi appelé l'Amphithéâtre), en passant devant la Grotte de la Mule et la Grotte de la Table. Après cette dernière, le point de vue sur le Sphinx et le Bonhomme est absolument magnifique.

Dès le moment où le sentier quitte le Cirque des Etournelles, le sentier prend le nom de Sentier des Etournelles. A cet endroit, on peut gagner sur la gauche, le Portail du Sphinx (autrefois appelé Fenêtre du Sphinx, mais rebaptisé depuis que le linteau s’est effondré).

L’itinéraire suit alors des vires vertigineuses où quelques câbles aident à la progression. La trace rejoint le Sentier d’Orjobet juste au-dessus de la grotte. Il existe une variante montant directement au Trou de la Tine et au Couloir du Grand Atténaz.

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Les Bûcherons Inférieurs

L’itinéraire des Bûcherons inférieurs suit une vire se trouvant en dessous de celle des Bûcherons. Ce sentier est très aérien et pose un sérieux problème au franchissement du Petit Détroit (passage de reptation).

Il part au bout de la Vire du Canapé et suit continuellement la paroi de rochers jusqu’à atteindre le Sentier des Buis.

On peut faire la même remarque que pour le Sentier des Bûcherons: c’est bruyant.

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Le Sentier des Chèvres

Il s’agit d’une relique de sentier qui permettait à l’origine et avant l’extension des carrières, de rejoindre la Vire du Canapé directement depuis le sentier de l’ancien chemin de fer du Salève. Celui-ci partait de Veyrier, franchissait la route nationale et la voie SNCF, et effectuait une large courbe pour partir à flanc de coteau en direction du tunnel de Monnetier. C’est dans cette courbe que se détachait le Sentier des Chèvres.

Depuis le Sentier des Chèvres partaient aussi les accès pour les grottes se situant dans ce secteur : la Grotte des Faux-Monnayeurs, la Grotte Pisseuse et le Trou du Parconnaire (ou Parconnet), rendues inaccessibles aujourd’hui.

Le Sentier des Chèvres passait au pied de l’Aiguille des Chèvre, ou Pierre Longue, aujourd’hui disparue, car dynamitée.

Il ne présente aujourd’hui aucun intérêt, si ce n’est celui de permettre d’accéder au pied de la Dalle de Veyrier.

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Le Passage de la Catelle

C’est un petit pas d’escalade facile permettant de rejoindre le Sentier des Bûcherons depuis la Vire du Canapé.

Il part à un endroit évident, où la petite paroi de rochers présente une zone de faiblesse.

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La Corniche des Bûcherons

Cet itinéraire permettait, en son temps, de rejoindre les Pitons Veyrassat et le Pas de la Coterie. Une partie de la corniche s’est effondrée et il n’est plus possible de franchir cet endroit, à moins de l’aménager avec des câbles et des échelons, à la mode Via Ferrata.

Il quitte le sentier des Bûcherons avant d’arriver sous le téléphérique, remonte au mieux la pente pour gagner la dernière vire et s’engage sous le Rocher de Haute Serve, masse proéminente située à droite du téléphérique. Sous le Rocher de Haute Serve se trouve une belle terrasse.

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Les Pitons Veyrassat, le Pas de la Coterie

Ces deux passages (en fait, il faudrait encore mentionner un troisième dans le secteur, appelé le Pas des Très Arbres) s’atteignait originellement par la Corniche des Bûcherons.

Les Pitons Veyrassat est un pas présentant des broches en fer scellées dans la roche. Elles étaient, à l’origine, scellées au plomb. On peut imaginer l’effort qu’a dû représenter le transport de cette quantité de plomb depuis la plaine.

Ces trois passages ne peuvent plus être accédés que par le haut, ou par la Montée des Treize Arbres, quittant le Sentier des Bûcherons peu après le Canapé. Cette Montée des Très Arbres est, toutefois, une entreprise téméraire réservée à des alpinistes.

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La Grande Gorge Intérieure

Sans être vraiment difficile, la Grande Gorge Intérieure présente quelques passages délicats qui peut repousser ceux qui ne sont pas habitués à ces terrains.

Les points de vue y sont cependant magnifiques, car totalement inhabituels pour cette montagne. On se trouve, en effet, en dessous de la Tour du Sarrot, avec sa grande face de rochers.

La trace quitte le Sentier de la Grande Gorge au Reposoir et franchit le ravin issu du fond de la Grande Gorge. Il vaut, ici, la peine de faire un détour pour aller visiter la Grotte Juillard, au pied du Moulin de l’Isère. Ce moulin n’a jamais existé et n’a aucune relation avec le département. Isère nous vient de Isé, oiseau en patois.

Le sentier gagne le replat se situant derrière le Rocher de la Poupée, pour partir, en face, à travers vires et rochers. Il poursuit alors, par quelques lacets, pour arriver au pied de la Tour du Sarrot. Là, il prend à gauche pour rejoindre un couloir rocheux, où l’aide des mains est nécessaire. Il rejoint ensuite le fond même de la Grande Gorge après avoir franchi le Trou du Chat. Non loin de là se trouve la bifurcation en direction des Rochers de Onze Heures et des Vires du Sarrot Saut-Gonet.

Avant d’avoir parcouru cet itinéraire pour la première fois, j’avais longtemps cherché à comprendre ce qui, pour moi était une énigme : dans le guide "Le Salève" de H.-C. Golay de 1948, il est mentionné que pour passer le Trou du Chat, on peut le "traverser ou franchir par le haut". L’explication est simple. Il s’agit d’une lame de rocher que l’on peut enjamber. Cette lame est percée d’un trou, le Trou du Chat. On peut ainsi aussi traverser cette lame à travers ce trou.

Parmi les variantes on peut mentionner la vire qui part à droite au pied de la Tour du Sarrot et rejoint deux grottes dans le secteur de la Grande Varappe.

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Les Vires du Sarrot-Saut Gonet

Cet itinéraire permet d’accéder à un monde magnifique et sauvage du Salève. Le sentier lui-même est très aérien, avec quelques passages délicats aux Tours du Sarrot, dans la Gorge du Palavet et au Saut Gonet.

C’est un parcours de vire permettant de rejoindre l’Esplanade de la Lamin, et donc, l’Esplanade des Etiollets, depuis la Grande Gorge. Il passe au pied de gorges très sauvages : le Sarrot, la Grande Varappe, le Palavet et l’Evorse.

Un des plus beau point de vue se trouve à l’angle entre la Gorge du Palavet et la Gorge de l’Evorse. On a alors une vue superbe sur la Tour du Sarrot à la Grande Varappe.

L’itinéraire quitte la Grande Gorge aux Rochers de Onze Heure et descend dans le fond de celle-ci, pour remonter de manière raide en face, afin de retrouver la même altitude qu’au départ. Depuis là, la trace évolue pratiquement à flanc de coteau jusqu’à la Gorge de l’Evorse. Là-bas, elle descend franchement pour gagner la vire du Canapé, grande vire éboulée bien visible de Genève. Cet éboulement a eu lieu en 1879 et on y a entendu, à Genève, son grondement. Cet éboulement a recouvert une partie de l’Esplanade de l’Ours.

La trace rejoint alors le Saut Gonet, petit passage d’escalade permettant de gagner la vire faisant suite. Cette vire, au début, très étroite, s’élargit alors à l’approche de l’Esplanade de la Lamin.

Depuis là, on a le choix, soit de franchir le Trou de la Mule, qui est une entreprise réservée aux grimpeurs. Ou bien, on peut franchir le Pas des Chèvres pour gagner l’Esplanade des Etiollets.

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La Gorge du Sarrot

Originellement, la Gorge du Sarrot se parcourait depuis le pied de la montagne, en partant des environs du Rocher de la Poupée et en passant par le couloir des Thermopyles. Toutefois, la pluie incessante de cailloux divers tombant dans le bas de la gorge, a fait que je me suis toujours tenu à distance de la partie basse du Sarrot.

Le plus "commode" (et c’est aussi la partie la plus belle) consiste à quitter la Vire du Sarrot-Saut Gonet après le franchissement du fond de la Gorge du Sarrot, pour rejoindre l’angle de celle-ci. A cet angle se trouve le premier passage difficile : "le Pas de l’Araignée". Après ce passage, on remonte jusque sous la paroi de rocher pour suivre, sur la gauche, une vire étroite. On voit alors distinctement que la Gorge du Sarrot est séparée en deux par une arête. Le couloir de gauche s’appelle le Petit Sarrot, tandis que celui de droite (vous l’avez deviné), s’appelle le Grand Sarrot. Le Petit Sarrot étant infranchissable, l’itinéraire remonte donc le couloir de droite. On passe alors devant le Trou des Gogneux, ou Tunnel du Sarrot, curieuse grotte permettant de traverser l’arête et d’aller jeter un coup d’oeil dans le Petit Sarrot. La suite de l’itinéraire remonte dans une surprenante grotte en forme de tuyau de pipe.

Curieusement, on ne voit cette séparation de la Gorge du Sarrot depuis la plaine, que durant les jours les plus longs de l’année au mois de juin. La lumière du soleil arrive alors à pénétrer dans ce lieu très encaissé.

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La Grande Varappe

C’est endroit est historique. Selon ce que l’on raconte, c’est de là que le terme varapper tient son origine.

Le parcours intégral de la Grande Varappe est une entreprise réservée à des grimpeurs. Par contre, le haut, depuis les Vires du Sarrot-Saut Gonet, peut être franchi sans de trop grandes difficultés.

En quittant les Vires du Sarrot-Saut Gonet, on remonte le fond de la gorge jusqu’à rejoindre un hémicycle de rochers. Cet endroit s’appelle le Gazomètre. Sur la gauche de celui-ci, se trouve une chaîne permettant de gagner les pentes au-dessus. L’itinéraire remonte ces pentes en direction d’une grotte, la Grotte de la Cathédrale. Depuis cette grotte, l’itinéraire part à gauche, grimpe une petite paroi et passe sous une arche rocheuse. On atteint alors rapidement l’esplanade du sommet de la Tour du Sarrot.

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La Gorge du Palavet

Cette gorge a été, pendant un temps, appelée la Gorge de la Petite Varappe. La Gorge du Palavet était alors le petit couloir entre la Gorge de la Petite Varappe et la Gorge de l’Evorse.

Elle peut s’atteindre depuis la Grande Varappe en remontant un peu celle-ci depuis les Vires du Sarrot-Saut Gonet, afin de rejoindre une vire traversant à droite.

Cette gorge ne présente pas d’intérêt particulier, sauf, peut-être, une variante quittant le Palavet à droite, au pied de parois et rejoignant le Sentier de la Corraterie dans la forêt.

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La Gorge de l’Evorse

C’est l’avant-dernière gorge de la face du Salève (la dernière étant le dévaloir de la Mule). La remonter ne pose pas de problèmes particuliers si ce n’est le terrain caillouteux et raide, et les orties en été.

Elle présente l’avantage de permettre de sortir facilement de la région des Vires du Sarrot-Saut Gonet.

Son nom proviendrait du village d’Evordes se situant en contrebas.

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Les Vires Rosselet

Ces vires, très aériennes, permettent de rejoindre directement le pied des parois dominant la vire du Chavardon depuis le Sentier de l’Orjobet.

Il présente une petite paroi lisse qu’il s’agit de franchir pour trouver la suite des vires. Inutile de dire que c’est un passage réservé à des alpinistes chevronnés.

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Variantes par la Corniche de la Lamin

La Gorge de l’Evorse ne présente pas un intérêt particulier. Par contre il existe un certain nombre de variantes magnifique pour leurs points de vue partant depuis cette gorge.

Ces variantes s’atteignent en quittant le fond de la Gorge de l’Evorse vers la droite, au pied d’une paroi de rochers. Ce pied de paroi se mue bientôt en vire qui devient étroite sur un court tronçon.

Une première variante quitte cette vire par un petit dévaloir et remonte dans les sous-bois pour gagner l’angle de la Gorge de l’Evorse, vers les pentes d’herbe si bien visible de Genève. La seconde variante continue le long de la vire pour rejoindre un petit abri sous roche qui, il y a quelques années, était aménagé en cabane. Au-delà de cet endroit, en suivant la vire, on peut rejoindre les pentes d’herbes sous la Corraterie et remonter celles-ci. La dernière possibilité, depuis ces pentes, consiste à descendre jusqu’au bord de la paroi de la Lamin, pour suivre celle-ci jusque dans le dévaloir de la Mule. Cet endroit s’appelle la Corniche de la Lamin. C’est très aérien et délicat, mais cela permet de gagner facilement le portail du Sphinx, et par-delà, le Sentier du Chavardon.

On peut encore mentionner une dernière variante remontant le haut du Dévaloir de la Mule pour gagner la Corraterie sous la plaque blanche. Cette variante porte le nom d’Escalier (ou Gradins) de la Corraterie.

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Last update: September 20th, 2009